COMMUNIQUE DE PRESSE
Le bleu Movember s’affirme par les patients concernés par le cancer de la prostate
MAIS il faut aller plus loin et plus vite… avançons dans l’information 100 % factuelle
Le cancer de la prostate : 1er cancer masculin en France
avec un doublement d’ici à 2040
60 000 nouveaux patients hommes* sont concernés chaque année par le cancer de la prostate en France soit plus de 250 nouveaux cas diagnostiqués en moyenne par jour ouvrable de l’année !.
En 2023, 12 800 décès* ont été constatés soit près de 4 fois plus que le nombre de décès sur les routes.
Au global 565 300 patients* concernés par le cancer de la prostate étaient en 2023 soit sous surveillance pour 55%, soit en traitements actifs pour 45% soit 256 900 patients. Le coût total santé pour ce cancer était en 2023 de 2,7 Mdrs €* dont 90% générés par les traitements actifs* avec une croissance annuelle de 15% sur les 3 derniers années soit près de 300 M€ de plus par an en terme de coûts santé.
Force est de constater que ce cancer réputé « silencieux » est découvert de façon aléatoire, trop tardivement (pic constaté autour de 66-67 ans) à un stade souvent métastatique nécessitant pour 1/3 des patients des traitements extrêmement lourds tels que des chirurgies, des chimiothérapies, des radiothérapies, des hormonothérapies fréquemment appliqués en mode combiné.
Les prévisions sur ce cancer sont alarmantes en lien avec un doublement du nombre de cas d’ici à 2040 selon la revue internationale The Lancet datant d’avril 2024.
La mère des batailles sur ce cancer est la prévention avec de l’information et un dépistage précoce organisé à l’image des campagnes de sensibilisation menées sur le cancer du sein pour les femmes, le dépistage du cancer colorectal, le cancer du poumon.
La prévention impose de s’appuyer sur un réel dépistage précoce passant par le dosage du PSA (simple de prise de sang révélant un taux de PSA en ng). Ceci dès 50 ans voire avant selon contexte familial avec un suivi tous les 2 ans jusqu’à 65 ans selon l’interprétation des résultats de la biologie pouvant conduire à des investigations médicales intermédiaires et approfondies au cas par cas. En 2025 la France compte 6,5 millions d’hommes sur la tranche d’âge 50-65 ans.
Une mobilisation européenne via le PRAISE-U regroupant 12 pays est en marche avec des conclusions opérationnelles attendues en Mars 2026 : les autorités françaises de santé dont la HAS ne peuvent rester en retrait sur un tel dossier quand l’Europe compte 450 000 nouveaux cas de cancer de la prostate par an.
Le dépistage préventif est ici un réflexe prioritaire qui vise à détecter le plus tôt possible la présence de ce cancer pour prendre en compte le bien-être des hommes dans cette tranche d’âge et pour éviter le colossal dérapage du budget santé sur les années à venir si rien n’est mis en œuvre.
Le cancer de la prostate n’est pas une fatalité si on sait mettre en place une vraie communication de sensibilisation avec une organisation du dépistage individualisé passant par les professionnels de santé et les organismes nationaux de gestion (CNAM, MSA) et également les mutuelles complémentaires.
Lever le bras et le tendre pour se faire dépister sont ici « deux gestes réflexe » pour vérifier la santé de sa prostate et à la préserver.
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En 2023, tous cancers confondus, la France comptait 3 532 830 personnes* |
* chiffres et données issus du SNDS système national des données de santé intégrant la source Améli.