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Test PSA : un outil de dépistage
Depuis les années 80, le dosage du PSA est le principal outil de dépistage du cancer de la prostate.
PSA signifie “Antigène Spécifique de la Prostate”. C'est une protéine produite quasi-exclusivement par les cellules de la prostate, qu'elles soient normales ou anormales. C'est un marqueur analysé par une simple prise de sang, dont l'augmentation régulière ou soudaine confirmée doit permettre au médecin ou l'urologue d'envisager des examens complémentaires, notamment l'IRM.
Même si 90% de faibles taux de PSA n’est pas une indication de cancer (ce qui veut dire aussi que 10% des cas en sont) , 30% de cas à PSA élevés révèlent des cancers. Demander à votre médecin la signification des valeurs de l’analyse et l'utilité de consulter un urologue si nécessiter des examens complémentaires (IRM multiparamétrique)
Bien que les autorités de santé aient renoncé au dépistage systématique , les associations de patients dont l’APCLP se mobilisent auprès des instances politiques ( Assemblée Nationale, Sénat ) pour faire reconnaitre le bénéfice humain ( rémission et qualité de vie personnelle et familiale) et financier (traitement précoce et efficace du cancer), en faveur du dépistage précoce systématique.
L'APCLP ( depuis sa création en 2003) préconise un contrôle régulier du PSA ( analyse de sang prescrite par le médecin traitant) à partir de 50 ans (45 ans si antécédents familiaux du cancer de la prostate)
L'IRM ( Imagerie à Résonnance Magnétique ) multiparamétrique permet de visualiser la prostate, de déceler des lésions suspectes nécessitant des prélèvements à des emplacements prédéfinis afin de faire une série de biopsies et d'analyser les cellules saines et les cellules cancéreuse. L'IRM multiparamétrique doit conditionner, orienter, la biopsie prostatique, afin d'éviter des biopsies inutiles ou des surdiagnostics de cancer de la prostate.
BIOPSIE
La certitude du diagnostic ne peut être acquise que par l’observation au microscope de cellules cancéreuses prélevées sur la prostate. La biopsie permet donc d’établir un diagnostic afin d'envisager et proposer le traitement le mieux adapté.
Examen, par prélèvement de tissus, qui permet de préciser le stade du cancer supposé ou suspecté par l’analyse du PSA et le résultat de l'IRM (score PI-RADS). Il se fait à l’hôpital sous anesthésie locale ou générale.
L’analyse des tissus conduit à déterminer un score (dit de Gleason) qui permet d'évaluer le degré d'agressivité des cellules cancéreuses ;: localisé (à faible risque), localisé (à risque intermédiaire), haut risque, localement avancé, stade métastatique.
Faite vous expliquer par l'urologue l’indication qui résume l’analyse : le score GLEASON grade de 1 à 5 ou groupe ISUP de 1 à 5 , sous la forme 6 (3+3), 7 (3+4) ou (4+3)... jusqu’à 10 (5+5). Et le type de traitement qui peut vous être proposé par l'urologue ou l'oncologue radiothérapeute.
Il faut savoir que les prélèvements de biopsies ont un caractère aléatoire car les prélèvements sont effectués à des emplacements prédéfinis. Des études ont en effet démontré que dans 20% (et plus selon certains praticiens) de cas des biopsies négatives, le cancer de la prostate était bien présent. Mais les progrès de l'imagerie en 3D permettent de visualiser la totalité de la capsule et de mieux cibler lez zones touchées ou douteuses.
Il est important d'avoir connaissance de la totalité des traitements envisageables, spécifique à chaque praticien selon sa compétence et les moyens technique dont il dispose.
Donc pour le choix du traitement dont la surveillance active, l'APCLP préconise de toujours recueillir au minimum du deuxième avis, notamment celui d'un oncologue radiothérapeute ( radiothérapie, curiethérapie à l'iode 125 ou à très haut débit de dose)
Consulter les représentant de l'APCLP, association de patients bénévoles touchés par un cancer de la prostate, volontaires pour témoigner de leur vécu et ressenti sur leur qualité de vie ( association créée en 2003).
Vous pouvez formuler vos demandes de renseignements ou de conseils par mail apclp86@orange.fr ou participer aux nombreuses permanences mensuelles mentionnées et assurées par des représentants de l'APCLP.
Un bilan pré-thérapeutique permet d’évaluer votre fonction urinaire et votre fonction sexuelle; il se base habituellement sur un entretien et des questionnaires, votre avis et vos préférences sont également pris en compte. Le choix de vos traitements fait l’objet d’une concertation pluridisciplinaire Votre situation est discutée au cours d’une réunion (RCP) qui rassemble au moins trois médecins de spécialités médicales différentes. Les médecins établissent une proposition de traitements. Ils peuvent aussi vous proposer de participer à un essai clinique.
La proposition de traitements doit être discutée avec vous et le choix vous appartient.
Lors d’une consultation l'urologue et/ou l'oncologue vous explique les caractéristiques de votre maladie et notamment son étendue.
Il vous présente la stratégie de soins retenue, les bénéfices attendus et les effets indésirables qui peuvent survenir. C’est l’occasion pour vous d’en discuter avec lui avant réflexion et choix définitif.
Dans tous les cas INSISTEZ sur les Conséquences (effets secondaires) possibles ou probables des ou du traitement à venir, notamment si la question d’une bonne sexualité vous importe et sur la qualité de vie personnelle et familiale souhaitable.
N'HESITEZ pas à contacter les représentants de l'APCLP pour échanger.