Les différents traitements

Une stratégie de surveillance peut vous être proposée lorsque la tumeur est localisée et ne provoque pas de symptôme. Il s’agit la plupart du temps d’une surveillance active. Elle a pour objectif de retarder un traitement, et les effets indésirables* qui l’accompagnent, tant qu’il n’est pas nécessaire. En effet, certains cancers de la prostate évoluent lentement et ce, parfois, pendant longtemps. Le principe de la surveillance active repose sur des examens réguliers. Si une évolution de la maladie est détectée, un traitement ayant pour objectif de traiter la maladie peut être programmé

La chirurgie est un traitement locorégional des cancers. L’intervention proposée est une prostatectomie totale, dite aussi prostatectomie radicale. Elle vise à retirer toute la prostate ainsi que les vésicules séminales*. Dans certains cas, les ganglions lymphatiques* voisins sont également enlevés ; on parle alors de curage ganglionnaire. Cette opération est pratiquée par un urologue.

La radiothérapie est un traitement locorégional des cancers. Elle utilise des rayonnements ionisants qui détruisent les cellules cancéreuses en les empêchant de se multiplier. Elle consiste à diriger précisément ces rayonnements (appelés aussi rayons ou radiations) sur la zone à traiter, tout en préservant le mieux possible les tissus* sains et les organes avoisinants, dits organes à risque (notamment la vessie et le dernier segment de l’appareil digestif: rectum et canal anal).
Ces rayonnements sont produits par un appareil appelé accélérateur de particules. Ils sont dirigés en faisceaux vers la prostate pour atteindre, à travers la peau, la tumeur ainsi que les ganglions voisins.

La curiethérapie est un traitement local des cancers. Une curiethérapie de la prostate consiste à placer des sources radioactives à l’intérieur de la prostate. Ces éléments radioactifs émettent des rayonnements qui détruisent les cellules cancéreuses.
Il existe deux formes de curiethérapie :
par implants permanents de grains d’iode 125. Dans ce cas, les grains radioactifs restent définitivement implantés dans la prostate ; par implants temporaires, généralement de sources d’iridium 192. On parle aussi de technique à haut débit de dose. Dans ce cas, une fois l’irradiation réalisée, plus aucune source radioactive ne reste dans la prostate.

Une hormonothérapie, associée à une radiothérapie externe*, est le traitement de référence des cancers de la prostate localement avancés et un des traitements possibles des formes localisées à haut risque. L’hormonothérapie est habituellement débutée avant la radiothérapie puis poursuivie après la radiothérapie jusqu’à 3 ans. Dans certains cas de cancers localisés à risque intermédiaire, une hormonothérapie de courte durée (jusqu’à 6 mois) peut être associée à une radiothérapie externe. Une hormonothérapie de longue durée est le traitement de référence des cancers de la prostate métastatiques. Dans certaines situations cliniques, l’hormonothérapie peut parfois être prescrite en association avec une chimiothérapie*.

La chimiothérapie est un traitement dont l’action est dirigée notamment sur les mécanismes de la division cellulaire. C’est un traitement général, dit aussi traitement systémique, qui agit dans l’ensemble du corps. Cela permet d’atteindre les cellules cancéreuses quelle que soit leur localisation.
Après un premier traitement à base d’hormonothérapie, le traitement des cancers de la prostate par chimiothérapie est basé sur une association entre: l une molécule de chimiothérapie, le docétaxel, administré par perfusion*; l un corticoïde* (prednisone ou prednisolone), par voie orale. Dans les lignes ultérieures de traitement, la molécule de chimiothérapie utilisée est le cabazitaxel, administré par perfusion. Elle est associée à un corticoïde (prednisone ou prednisolone), par voie orale.

Un traitement par ultrasons focalisés de haute intensité a pour but de détruire la prostate et la tumeur par la chaleur. Au moment de la parution de ce guide, le traitement par ultrasons focalisés de haute intensité est en cours d’évaluation et ne doit être réalisé que dans le cadre d’essais cliniques, par une équipe entraînée à cette technique. Certains patients atteints de cancers de la prostate localisés peuvent être inclus, dans des conditions très précises.
 

                 En pratique, il utilise des ultrasons émis par une sonde endorectale (introduite dans le rectum du patient)….. La sonde permet à la fois de voir la prostate et de la traiter. Le faisceau d’ultrasons focalisés est émis sous forme de tirs qui durent 5 secondes. Ces tirs d’ultrasons provoquent une élévation brutale de la température dans la zone traitée, ce qui détruit définitivement les tissus* placés dans cette zone. Chaque impulsion détruit ainsi une petite zone de prostate. La sonde endorectale est déplacée légèrement entre chaque impulsion et les tirs d’ultrasons répétés……..

L’équipe médicale peut vous proposer de participer à un essai clinique. Les essais cliniques sont des études scientifiques menées avec la participation de patients. Les cancers de la prostate font l’objet de nombreuses études qui visent notamment à: l tester de nouveaux traitements anticancéreux (médicaments de chimiothérapie, d’hormonothérapie, d’immunothérapie ou de thérapie ciblée*); l évaluer différentes façons d’utiliser les traitements existants, notamment pour améliorer leur efficacité ou réduire leurs effets indésirables; l comparer l’efficacité des médicaments utilisés pour soulager les symptômes (médicaments pour faciliter la consolidation osseuse ou contre la douleur par exemple); l expérimenter de nouvelles techniques d’imagerie utilisées pour le diagnostic ou le suivi, ou de nouvelles modalités de traitements (comme le traitement par ultrasons focalisés de haute intensité (HIFU)).

                 En pratique, il utilise des ultrasons émis par une sonde endorectale (introduite dans le rectum du patient)….. La sonde permet à la fois de voir la prostate et de la traiter. Le faisceau d’ultrasons focalisés est émis sous forme de tirs qui durent 5 secondes.